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Discipline : Gravures |
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Simon Outers
Simon Outers croque la société Bruxellois, 31 ans, une agrégation en arts plastiques à l’Ecole des arts de Mons, un master en arts graphiques à l’Erg, un atelier de gravure à l’Académie d’Uccle, une candidature en philosophie, Simon Outers n’arrête jamais d’apprendre et de nous en apprendre. Ainsi, quand il croque la vie et ceux qui la servent ou s’en servent. Regard aigu sur les physionomies des individus dans leurs délires, leurs dérives, leurs quotidiens communs, il nous décrit une société avec ses avatars et ses caricatures. Dans le métro, dans la rue, dans l’intimité. Il a le trait vif, acéré, jaillissant, serait quelque part de la famille des Bruegel, Bosch, Grosz et autres compères du compte-rendu sans œillères d’une vie sociale à la hue et à la diable. Tantôt, il confronte des têtes et, tantôt, il se joue habillement des conventions. N’hésitant pas à assortir ses eaux-fortes, aquatintes ou sérigraphies de collages, parfois surprenants, il témoigne d’un talent à s’adapter aux supports les plus divers. Joliment ajustés, ses portraits sociaux ont du rythme, profilent à juste titre une société plus souvent désabusée que réjouie. Mais Outers ne s’en tient pas à une seule manière. Il lui arrive aussi de remplacer les têtes humaines par des études de bestioles… Roger Pierre Turine (R.P.T)
Mon travail traite de la confrontation à l’autre avant toute rencontre verbale, la teneur de nos relations qui précèdent «l’ affrontement» à coup de mots. J’ai voulu insister sur le fait que nous ne prenons consistance en tant que sujet qu’au travers du regard et de la parole de l’autre. La question de notre identité reste donc toujours énigmatique vu les différentes identifications aux traits des diverses personnes de notre environnement. Dès lors, la rencontre avec l’autre reste interpellante et cette confrontation, immanquablement, nous transforme.
L’autre dans le groupe, la masse fait partie intégrante de cette recherche. Dans mes gravures la différenciation des corps reste confuse, on expérimente alors l’étranger comme une greffe : son corps devenant un organe commun, collectif et pluriel. Mes gravures traitent de la perte d’identité, l’effacement de la personnalité face au regard de l’autre. L’individu devient dès lors sur le papier une ombre impersonnelle, un gaufrage… Ces travaux tentent de décrire le domaine de l’identité, et de la représentation de l’individu, sa présence, son absence, son anonymat. Le rapport à l’autre ne se laisse pas saisir dans des catégories simples. Il intervient dans une grande variété de situation dont ont pressent qu’elles ont toutes quelque chose en commun. J’ai donc choisi d’en dégager certaines, anodines et sans prétention… petits faits communs de notre petite vie commune. Simon Outers
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2008 - 2009 Série : Le combat des maîtres nageurs
Série : Métro
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